1902 – 1907 · Paris

Salon de l'Automobile — Grand Palais

Comité du Salon de l'Automobile

Vue générale du Salon de l'Automobile au Grand Palais — nef de verre et de fer, automobiles et dirigeable, janvier 1902 © Archives Jacopozzi

1902. Fernand Jacopozzi a vingt-cinq ans. Arrivé à Paris deux ans plus tôt pour l’Exposition universelle, il a appris le métier d’électricien chez Paz et Silva. Mais c’est au Grand Palais, pour l’illumination du Salon de l’Automobile, qu’il se fait remarquer pour la première fois.

L’automobile et la lumière

Le Salon de l’Automobile est, au tournant du siècle, le grand spectacle de la modernité. Des centaines de voitures, encore rares et fabuleuses, s’exposent dans la nef de verre et de fer du Grand Palais. La scénographie lumineuse est un enjeu : il faut que les carrosseries étincellent, que les chromes brillent, que les visiteurs soient saisis dès l’entrée.

Jacopozzi transforme l’espace intérieur du Grand Palais. L’éclairage n’est plus seulement fonctionnel — il devient spectacle.

1907 : le retour

Cinq ans plus tard, pour le Salon de 1907, il revient au Grand Palais avec plus d’ambition et de moyens. Son entreprise, les Établissements Jacopozzi, est désormais fondée. La commande du Salon confirme sa réputation naissante dans le Paris de la Belle Époque.

C’est le début d’une carrière qui le mènera, dix-huit ans plus tard, à hisser deux cent mille ampoules sur la Tour Eiffel.