4 juillet 1925 : cent ans de la Tour Eiffel Citroën
Le 4 juillet 1925, Fernand Jacopozzi allumait pour la première fois les 250 000 ampoules qui transformèrent la Tour Eiffel en plus grande enseigne publicitaire du monde. Cent ans après, retour sur cette nuit qui fit de Paris la Ville Lumière.
Il est quatre heures du matin, le 4 juillet 1925. Depuis un bateau-mouche amarré quai Branly, Fernand Jacopozzi donne le signal. En quelques secondes, 250 000 ampoules s’allument simultanément sur toute la hauteur de la Tour Eiffel.
Un chantier hors normes
Depuis le 23 mai, les équipes de Jacopozzi ont posé 57 kilomètres de fils le long des poutres et des rivets de la Dame de fer. Refusant de monter, les riggers habituels ont cédé la place à des gabiers de la marine nationale et à des acrobates de cirque, suspendus dans le vide à 300 mètres d’altitude.
Le commanditaire, André Citroën, a signé un contrat de cinq ans. Son nom — sept lettres, trente mètres de haut — brille à quarante kilomètres à la ronde.
Dix animations, quarante secondes
Toutes les quarante secondes, une nouvelle animation prend le relais :
- Robe d’étoiles — 250 000 ampoules blanches, simultanées
- Signes du zodiaque — séquence montante, une constellation à la fois
- Flammes — vagues orangées de bas en haut
- Les comètes — trois faisceaux descendent en traçant C · I · T · R · O · Ë · N
Charles Lindbergh s’en souvient
Deux ans plus tard, atterrissant au Bourget après sa traversée de l’Atlantique, Charles Lindbergh racontera avoir aperçu depuis l’océan les éclairs de la Tour Eiffel — son premier repère visuel de la côte française.
L’installation restera en place jusqu’en 1934, faisant de la Tour Eiffel la plus grande enseigne publicitaire de l’histoire pendant neuf ans.