1931 : Angkor reconstitué pour l'Exposition coloniale
Pour l'Exposition coloniale internationale de 1931, Fernand Jacopozzi illumine la réplique grandeur nature du temple d'Angkor Vat érigée dans le bois de Vincennes. L'une de ses dernières grandes œuvres.
Printemps 1931. À quelques mois de sa mort, Fernand Jacopozzi réalise l’une de ses dernières grandes commandes : illuminer la réplique grandeur nature du temple d’Angkor Vat érigée dans le bois de Vincennes pour l’Exposition coloniale internationale.
Une réplique à l’échelle réelle
Le ministre des Colonies a fait construire une copie fidèle du temple khmer, haute de soixante-cinq mètres, sur les rives du lac Daumesnil. C’est la pièce maîtresse de l’Exposition.
Jacopozzi doit relever un défi inédit : illuminer un bâtiment inspiré de l’architecture tropicale, avec ses galeries, ses tours-sanctuaires, ses bas-reliefs. Pas de façade haussmannienne cette fois.
La solution : la lumière rasante
Il invente pour l’occasion un système de lumière rasante — des projecteurs posés au sol, à angle très faible, qui révèlent les reliefs et les sculptures de la pierre. Chaque détail du temple émerge de l’ombre.
L’Exposition coloniale
Avec 33 millions de visiteurs, l’Exposition coloniale de 1931 est l’un des plus grands rassemblements de l’entre-deux-guerres. Le temple d’Angkor illuminé par Jacopozzi en est l’image la plus reproduite.
Il mourra huit mois après l’ouverture de l’Exposition.