Lindbergh et la Tour Eiffel : une lumière vue de l'Atlantique
Le 21 mai 1927, Charles Lindbergh atterrit au Bourget après sa traversée de l'Atlantique. Il raconte avoir aperçu depuis l'océan les éclairs de la Tour Eiffel illuminée par Jacopozzi — son premier repère visuel de la côte française.
21 mai 1927, 22h22. Le Spirit of St. Louis se pose au Bourget après 33 heures 30 minutes de vol en solitaire au-dessus de l’Atlantique. Charles Lindbergh vient de réussir la première traversée transatlantique sans escale.
Ce qu’il a vu
Dans ses mémoires, Lindbergh décrit le moment où il a su qu’il approchait de la France :
Soudain, dans l’obscurité absolue de l’océan, j’ai aperçu une lumière. Puis une autre. Puis une constellation artificielle qui ne pouvait être que Paris.
Cette constellation artificielle — c’est la Tour Eiffel de Fernand Jacopozzi, allumée depuis juillet 1925. Ses projecteurs et ses 250 000 ampoules étaient visibles, par temps clair, à 40 kilomètres de distance.
Depuis l’océan, par une nuit claire, Lindbergh a donc vu Paris avant même de voir la côte française.
Un témoignage involontaire
Jacopozzi n’a jamais su que son œuvre avait servi de phare à Lindbergh. L’aviateur ne cite pas son nom. Mais l’anecdote — racontée des décennies plus tard par Donatella — est l’une des preuves les plus éloquentes de la portée réelle de l’illumination Citroën.
La plus grande enseigne publicitaire du monde était aussi, par accident, le plus grand phare de France.